Maintien à domicile

Chutes et accidents

Chutes des personnes âgées : des moyens pour les prévenir

Selon une estimation de l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES) « un tiers des personnes âgées de 65 ans et plus vivant à domicile chutent chaque année », les femmes chutant majoritairement plus que les hommes. Conséquences ? Une hospitalisation dont la fracture de la hanche est une des causes les plus fréquentes. Les séquelles psychologiques et physiques sont nombreuses : forte altération de la mobilité, perte de confiance en soi, écourtement des activités quotidiennes, perte des réflexes nécessaires à l’autonomie. Ajoutons, que le traumatisme lié à une opération est la cause de nombreux décès.

Pourquoi chute-t-on ? Et comment l’éviter ?

Les origines d’une chute sont multiples : l’état de santé de la personne, la prise de médicaments, l’alimentation, suffisante ou pas, la consommation d’alcool, la prise de risque et la peur de tomber et, surtout, l’environnement dans lequel évolue la personne.

Les éléments de détection des chutes s’appuient sur : un repérage des chutes antérieures et la mise en pratique du test TUG. Le Timed  up and go ou test de la chaise chronométrée consiste à comptabiliser le temps parcouru  d’une personne âgée du moment où elle se lève d’une chaise, sans se tenir, à marcher trois mètres, de se tourner et revenir s’asseoir. Ce parcours doit s’effectuer dans un temps n’excédant pas 14 secondes. Au-delà de 14 secondes, les risques de chute et les facteurs de mobilités s’accentuent. En cas de test positif, une évaluation approfondie doit s’effectuer avec un médecin, une infirmière ou une aide-soignante ou encore une kinésithérapeute, un ergothérapeute, une aide à domicile (ou aide-ménagère) en y ajoutant une évaluation à domicile de la personne.

Des risques de chutes à des degrés différents

Les risques élevés :

Nécessite d’agir sur les facteurs identifiés au moyen d’une « intervention multifactorielle personnalisée » et de coordonner plusieurs professionnels de la santé et du secteur médico-social. Cela doit se traduire par des exercices adaptés «  répondant spécifiquement aux troubles de mobilité observés lors de l’évaluation », agir sur les autres facteurs  et réaliser une nouvelle évaluation au bout de 6 mois, afin de mesurer les changements réalisés.

Les risques modérés :

Pas d’évaluation mais des mesures peuvent être prises pour enrayer des pathologies chroniques, des traitements médicamenteux et des dangers au domicile. Comment ? Par les ateliers Equilibre de certains Cram couplés avec des cours d’activités physiques proposés par là encore par les Cram mais aussi, les Urcam, Cpam ou Mutuelles. N’oublions pas que les associations de personnes âgées sont aussi très actives dans ce domaine.

Les risques faibles :

En cas de doute, liés à des pathologies, à des traitements médicamenteux ou aux dangers du domicile, un examen du risque de chute s’impose chaque année.

© 2010 IMD - 11, rue Philippe-Lebon - BP 51605 - 87023 LIMOGES Cedex 9. Reproduction même partielle de ce site interdite. Hébergement : Celeonet. Conception et réalisation : JWBC Consulting. Design graphique : Guillaume Isselin. Images : iStockphoto (Troels Graugaard, Daniel Laflor, Neustockimages, Peepo, Pali Rao, Jacob Wackerhausen).