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Place des seniors

Solidarités intergénérationnelles

Avec l’âge, les séniors deviennent plus vulnérables et moins autonomes. La jeunesse a pour obligation morale d’accompagner les générations qui l’ont précédée. Toutefois il n’a pas de raison pour que ces solidarités ne fonctionnent qu’à sens unique.

Prendre soin des aînés

Les personnes âgées avec le temps craignent de souffrir de deux maux qui pourraient sembler antagonistes : la dépendance et l’isolement.

Dans un monde qui va de plus en plus vite, recroquevillé sur des valeurs individualistes, où le travail est au c½ur des préoccupations, les séniors sont progressivement délaissés. Leurs familles ont moins de temps à leur consacrer. Elles sont aussi moins disponibles psychologiquement pour être à leur écoute et maintenir en place le lien social. Dans une société plus anxiogène, les personnes âgées sont en proie à l’isolement. Moins mobiles, moins souples de caractère parfois, ils vont moins vers les autres.

C’est donc aux générations plus jeunes de les réintégrer dans les réseaux sociaux. Au-delà du devoir moral, il s’agit également d’un vecteur de dynamisme social. Ainsi l’on voit progressivement des initiatives voir le jour comme l’ouverture d’espaces communs entre maisons de retraite et crèches.

Autre marque du temps, la dépendance s’installe dans le quotidien des séniors. Diminués physiquement, voire mentalement, les séniors ont besoin de présence et d’accompagnement de la part du reste de la société. Quand les solutions techniques pour l’autonomie des séniors rencontrent leurs limites, seuls les rapports humains compensent les faiblesses de l’âge.

Quand les séniors guident la jeunesse

Les solidarités ne vont pas que dans un sens et les séniors, parce qu’ils en ont les moyens, s’investissent dans la vie associative. Certains retraités louent une pièce de leur logement à moindre coût à des étudiants. Chacun y est gagnant, tant le jeune qui réalise de précieuses économies que les séniors qui profitent d’une présence rassurante, d’une source de revenus supplémentaire et de quelqu’un avec qui échanger au quotidien.

Aujourd’hui, les grands-parents se substituent parfois partiellement aux parents. Quand le père et la mère d’une famille travaillent tous les deux et que les places en garderie ne sont pas légion, papys et mamys viennent souvent à la rescousse.

En manque de repères, la jeunesse trouve chez les séniors un retour sur expérience rassurant, des conseils pour mieux se diriger dans la vie. Dans l’accompagnement qu’ils peuvent apporter à leurs aînés, les plus jeunes se construisent socialement et prennent confiance en leurs capacités.

Des programmes comme « Passeurs de mémoire » lancé à l’échelle nationale en 2008, apportent aux jeunes générations le recul des années. Alors que la famille, au sens classique du terme, est de plus en plus éclatée, la société recrée les liens et reconstitue des rapports sociaux effrités.

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